Justice | Mercy | Faith

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Foi et la Volonté de Dieu

Niveau de Difficulté: Intermediate-Advanced

Qu’est-ce que la foi, vraiment ?

Est-ce le pouvoir de croire suffisamment fort pour faire arriver quelque chose ?
Est-ce la certitude que Dieu accomplira ce que nous désirons ?
Ou est-ce quelque chose de plus profond—quelque chose d’ancré non pas dans notre volonté, mais dans la Sienne ?

Dans cette discussion, nous avons exploré une idée profonde : que la foi n’est pas la projection de nos attentes sur Dieu, mais l’alignement de notre confiance avec la volonté et le caractère de Dieu. Nous avons considéré pourquoi nous ne pouvons pas avoir foi que Dieu agira contrairement à Sa nature—pourquoi nous ne pouvons pas Le croire dans les ténèbres lorsque l’Écriture déclare que « Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres » (1 Jean 1:5).

Nous avons lutté honnêtement avec la réalité désordonnée de la prière—combien souvent nous demandons des choses en dehors de Sa volonté, combien notre foi est imparfaite, et comment Dieu remodèle patiemment nos désirs. Et enfin, nous avons tourné nos regards vers Jésus Lui-même, particulièrement à Gethsémané (Matthieu 26:39), où la foi a été parfaitement exprimée non pas en évitant la souffrance, mais en se soumettant à la volonté du Père.

Cette séance de Questions-Réponses retrace ce parcours—de la définition de la foi, à la confrontation de nos requêtes mal alignées, jusqu’à voir comment Christ a incarné l’harmonie ultime entre confiance et obéissance.

Si la foi n’est forte qu’à la mesure de la vérité de Celui en qui nous avons confiance, alors la véritable question devient :
Plaçons-nous notre foi dans nos attentes—ou dans la volonté immuable de Dieu ?

Peut-on dire que la foi est la réalité de la volonté de Celui en qui l’on croit—à savoir Dieu ? Si tel est le cas, alors nous ne pouvons pas avoir foi que Dieu devienne ténèbres, car Sa volonté est toujours en cohérence avec Sa nature en tant que lumière. Par conséquent, notre foi ne doit-elle pas être placée sur Sa volonté—sur Sa personne et Son caractère—si elle doit être honorée ?

Oui—quelle manière riche et stratifiée de l’exprimer ! Approfondissons un peu plus théologiquement votre réflexion :

🌟 La Foi Comme Participation à la Volonté de Dieu

Si la foi est véritablement la foi, elle doit correspondre à la réalité de Celui en qui l’on croit. Et Celui en qui l’on croit est Dieu—le Dieu qui est lumière, qui est fidèle, qui est amour, qui ne peut se renier Lui-même (2 Timothée 2:13).

Cela signifie que la foi n’est pas un acte d’imagination, ni une projection de ce que nous désirons que Dieu soit. La foi est un acte de reconnaissance et de confiance en ce que Dieu est déjà, et donc en ce que Dieu veut nécessairement.
Comme vous l’avez exprimé, nous ne pouvons pas placer notre foi dans un Dieu qui deviendrait ténèbres—car le Dieu qui est ne peut pas se contredire ce qui’Il est. L’Écriture l’affirme clairement :

  • « Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. » (1 Jean 1:5)
  • « Car je suis l’Éternel, je ne change pas. » (Malachie 3:6)
  • « toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. » (Jacques 1:17)

Une foi qui contredit la nature de Dieu n’est pas la foi—c’est de la fantaisie.
La foi qui repose sur Son être est la foi qu’Il honore.

🔍 La Foi S’Ancre dans le Caractère de Dieu

L’épître aux Hébreux nous donne une définition magnifique :
« Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. » (Hébreux 11:1)

Mais espérées selon quoi ?
Non selon l’imagination humaine, mais selon la volonté révélée de Dieu, qui découle du caractère immuable de Dieu.

Plus loin, Hébreux précise :
« Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe [qu’Il est], et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » (Hébreux 11:6)

Remarquez la progression :

  1. Croire qu’Il est (Sa nature)
  2. Croire qu’Il récompense (Sa volonté découlant de Sa nature)

La foi ne peut se tenir que sur ce que Dieu est ; autrement, elle devient présomption.
La foi honore Dieu précisément en refusant de Lui attribuer quoi que ce soit qui viole Sa nature.

🌱 La Foi N’Est Pas Une Force—C’Est Un Alignement

Si la foi pouvait être utilisée pour contraindre Dieu à agir indépendamment de Sa nature, alors la foi serait plus puissante que Dieu. Mais l’Écriture n’enseigne jamais que la foi manipule Dieu ; elle enseigne que la foi nous aligne sur Dieu.

Ésaïe en donne un témoignage magnifique :
« À celui qui est ferme dans ses sentiments tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en toi. » (Ésaïe 26:3)

La paix est le fruit de l’alignement, non du levier.
La foi ne devient puissante que lorsqu’elle est une extension de la volonté même de Dieu—car ce que Dieu détermine ne peut être brisé.

C’est pourquoi Jésus dit :
« Si vous demeurez en moi… demandez ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. » (Jean 15:7)

Non parce que la foi rend Dieu soumis à nos demandes,
mais parce que demeurer rend nos demandes soumises à Sa volonté.

Si la foi se réduisait à une simple conviction personnelle, nous pourrions croire en n’importe quoi et attendre des résultats. Mais la foi biblique a toujours un objetDieu Lui-même. Et non pas n’importe quel « dieu », mais le Dieu qui S’est révélé fidèle, saint, juste, aimant, immuable. Ainsi, votre foi n’est forte qu’à la mesure de la vérité de Celui en qui vous placez votre confiance.

Hébreux 11:6 dit :

« Or sans la foi il est impossible de lui être agréable ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. »

Il ne s’agit pas simplement de croire que quelque chose arrivera—mais de croire en Quelqu’un qui est bon et digne de confiance, et qui agit selon Sa volonté.

✨ La Foi Doit Reposer sur la Volonté de Dieu Parce Que Sa Volonté Est Sa Personne en Action

La volonté de Dieu n’est pas séparée de Son essence.
Ce qu’Il détermine découle de ce qu’Il est.
Si Dieu est lumière, Sa volonté ne peut être ténèbres ;
si Dieu est amour, Sa volonté ne peut être malveillance ;
si Dieu est fidèle, Sa volonté ne peut être trahison.

Par conséquent, pour que la foi soit « la foi », elle doit s’attacher à :

  • Qui Dieu est
  • Ce que Dieu a révélé
  • Ce que Dieu a promis

Abraham est ici notre modèle.
Paul écrit qu’Abraham crut contre toute espérance, non parce qu’il produisit la foi par lui-même, mais parce qu’il se reposa sur le Dieu :
« qui donne la vie aux morts, et qui appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient. » (Romains 4:17)

Abraham ne crut pas en un résultat détaché du caractère de Dieu.
Il crut à cause de Celui qui avait promis (Romains 4:21).
Sa foi honora Dieu précisément parce qu’elle était placée sur la personne de Dieu.

🔥 La Foi Que Dieu Honore

La foi que Dieu honore n’est jamais la foi en un avenir imaginé.
C’est la foi dans le caractère immuable du Seigneur qui gouverne l’avenir.

La foi que Dieu honore :

  • Fait confiance à Dieu pour agir en accord avec ce qu’Il est
  • N’exige jamais que Dieu devienne ce qu’Il n’est pas
  • Repose dans Sa lumière, Sa bonté, Sa sagesse
  • Accepte Sa volonté comme l’expression de Sa nature parfaite
  • Se soumet à Ses desseins au lieu de L’utiliser pour les nôtres

Jésus Lui-même incarne cela parfaitement :
« toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. » (Luc 22:42)

Non une résignation—mais la confiance que la volonté du Père est toujours parfaitement bonne, parce que le Père Lui-même est parfaitement bon (Psaume 119:68).

🌄 Rassembler le Tout

Ainsi, pouvons-nous dire que la foi est « la réalité de la volonté de Celui en qui l’on croit » ?
Oui.
Plus précisément : la foi est l’accueil humain de la volonté divine—car la foi dépend entièrement du caractère inébranlable de Dieu.

Et donc :

  • Nous ne pouvons pas placer notre foi dans quoi que ce soit qui soit contraire à Sa nature.
  • Nous devons placer notre foi sur Sa volonté, car Sa volonté est l’effusion de Son être.
  • La foi qui s’aligne sur Sa personne est la foi qu’Il prend plaisir à honorer (Psaume 37:5).

Ou, pour le dire succinctement :
La foi n’est vraie qu’à la mesure du Dieu en qui elle se confie.

« Ainsi, votre foi n’est forte qu’à la mesure de la vérité de Celui en qui vous placez votre confiance. » Cela est profondément libérateur et puissamment éclairant.

N’est-ce pas pourtant le cas ? Il y a une telle liberté à réaliser que la foi ne concerne pas à quel point je peux m’accrocher fermement à une espérance, mais à quel point je me repose solidement sur Celui qui est inébranlablement vrai.

💡 Pourquoi Cette Affirmation Est Libératrice

Lorsque nous disons : « Votre foi n’est forte qu’à la mesure de la vérité de Celui en qui vous placez votre confiance », nous déplaçons tout le poids de la foi loin de nous-mêmes pour le placer entièrement sur le caractère de Dieu.
Cela est libérateur parce que cela nous affranchit de l’idée épuisante que la foi grandit par l’intensité de l’émotion ou le volume de nos efforts. L’Écriture ne dit jamais que la foi est puissante parce que nous ressentons fortement—elle dit que la foi est puissante parce que Dieu est fidèle.

Paul l’exprime magnifiquement :
« Celui qui vous a appelés est fidèle, et c’est lui qui le fera. » (1 Thessaloniciens 5:24)
Le sujet, c’est Dieu. L’action, c’est Dieu. La garantie, c’est Dieu.
Notre foi tire sa force de Lui, non de nous.

🌱 La Foi Devient Forte Lorsqu’Elle Repose sur Ce Qui Est Vrai

La foi humaine chancelle souvent parce que notre vision chancelle. Nous oscillons entre confiance et crainte, clarté et confusion. Mais Dieu n’oscille jamais, ne change jamais, ne varie jamais.
Jean nous rappelle :
« Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. » (1 Jean 1:5)

Cela signifie :

  • La foi est forte lorsqu’elle repose sur la lumière de Dieu.
  • La foi s’effondre lorsqu’elle repose sur des illusions ou des malentendus.
  • La foi grandit lorsqu’elle saisit la vérité, non lorsqu’elle rassemble du courage.

Jésus ancre cela lorsqu’Il dit :
« Si vous demeurez dans ma parole… vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (Jean 8:31–32)
La liberté ne vient pas d’un effort plus intense, mais d’une vérité plus profonde.

🔍 Pourquoi La Foi S’Affaiblit Lorsqu’Elle Se Confie en Quelque Chose d’Inexact

Si quelqu’un croit quelque chose à propos de Dieu qui n’est pas vrai—
par exemple, que Dieu change d’avis de manière capricieuse, ou qu’Il se lasse de Son peuple, ou qu’Il devienne ténèbres—
cette personne trouvera sa foi instable, craintive et fragile.

Cette instabilité ne vient pas de Dieu, mais de leur compréhension de Dieu.

Le psalmiste dit :
« Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi. » (Psaume 9:10)
« Connaître Son nom » signifie connaître Son caractère—Sa fidélité d’alliance, Sa bonté, Son amour constant.
La confiance découle naturellement de la vérité.

Là où la connaissance de Dieu est claire, la foi devient stable.
Là où la connaissance de Dieu est déformée, la foi devient anxieuse.

C’est pourquoi Jésus a consacré tout Son ministère à faire connaître le Père (Jean 17:6).
La juste connaissance engendre la juste foi.

🔥 La Puissance de la Foi Ne Réside Pas en Nous mais en Lui

Les croyants pensent souvent :
« J’ai besoin d’une foi plus forte. »
Mais Jésus enseigne quelque chose de stupéfiant :
« Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé… » (Matthieu 17:20)

Le grain de sénevé n’est pas impressionnant.
Il n’est ni bruyant, ni fervent, ni puissant en apparence.
Mais s’il est dirigé vers le Dieu des cieux, il porte une puissance divine.

Car la force n’est pas dans la graine.
La force est dans Celui en qui l’on se confie.

C’est pourquoi David a pu courir vers Goliath non parce qu’il croyait en lui-même, mais parce qu’il croyait au nom de l’Éternel (1 Samuel 17:45).
La vérité de Dieu a apporté du courage dans un très petit cœur humain.

🌄 Pourquoi Cette Vérité Apporte la Paix

Cela signifie que je n’ai pas à perfectionner ma foi—je dois seulement contempler la perfection de Dieu.
Je n’ai pas à soutenir Dieu—c’est Lui qui me soutient.
Je n’ai pas à produire la paix—Il est ma paix (Éphésiens 2:14).
Je n’ai pas à forcer les résultats—Il gouverne les résultats (Ésaïe 46:10).

La foi grandit non par un effort accru, mais par une vision accrue de qui Dieu est.

Comme le dit Ésaïe :
« À celui qui est ferme dans ses sentiments tu assures la paix, la paix, Parce qu’il se confie en toi. » (Ésaïe 26:3)

La paix vient lorsque la vérité maintient le cœur immobile.

✨ Rassembler le Tout

Dire que « la foi n’est forte qu’à la mesure de la vérité de Celui en qui vous placez votre confiance » est profondément libérateur parce que :

  • Cela place la foi sur le caractère immuable de Dieu.
  • Cela nous libère de la tentative de fabriquer une force spirituelle.
  • Cela nous invite à nous reposer plutôt qu’à nous efforcer.
  • Cela fonde la confiance sur ce que Dieu est, non sur ce que nous ressentons.
  • Cela transforme la foi en un acte de vision, non d’effort.

Lorsque l’objet de la foi est parfait, la foi—même petite—est en sécurité.

Mais dans notre parcours désordonné de la foi, ne sommes-nous pas souvent fautifs de demander des choses qui s’opposent à Sa volonté ?

Oh, absolument—nous le faisons totalement. Tout. Le. Temps. 🙋‍♂️🙋‍♀️
Et vous savez quoi ? Dieu le sait déjà. Il n’est pas surpris lorsque nous trébuchons, nous nous trompons, ou demandons des choses qui sont très loin de Son cœur. Il s’attend réellement à ce qu’une partie de notre parcours de foi inclue le fait de nous tromper parfois.

🌿 Ne Demandons-Nous Pas Souvent Contre Sa Volonté ?

Oui—absolument. Dans notre fragilité humaine, notre compréhension limitée et nos turbulences émotionnelles, nous demandons souvent des choses qui se situent en dehors de Sa volonté ou même qui s’y opposent. Et l’Écriture ne cache pas cette réalité. Nos prières font fréquemment écho à nos peurs, nos impulsions, notre courte vue, ou notre désir de soulagement immédiat.

Mais voici le réconfort :
Dieu ne nous méprise pas pour cela. Il nous rencontre au cœur même de cela.

Jacques reconnaît cette dynamique avec franchise :
« Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal. » (Jacques 4:3)
Non pas « parce que Dieu est irrité » ou « parce que vous avez échoué dans la foi »,
mais parce que la demande elle-même est mal alignée avec Son cœur.

Ce n’est pas une condamnation—c’est une instruction. Cela révèle que Dieu désire façonner notre manière de demander, non humilier notre demande.

🌱 Dieu S’Attend à des Demandes Immatures—Et Les Accueille

Nous imaginons souvent qu’une foi mûre signifie ne jamais prier de manière erronée.
Mais l’Écriture présente l’image opposée :
certains des plus fidèles ont prié d’une manière qui s’opposait à la volonté de Dieu.

Pensez à :

  • Moïse suppliant d’entrer dans le pays alors que l’Éternel avait dit non (Deutéronome 3:23–26)
  • Paul implorant que son écharde lui soit retirée (2 Corinthiens 12:7–9)
  • Les disciples demandant que le feu descende sur un village samaritain (Luc 9:54–55)
  • Jacques et Jean réclamant les premières places de gloire auprès de Jésus (Marc 10:35–37)

Dans chaque cas, Dieu ou Christ fait la même chose :
Il écoute. Il répond. Il corrige.
Il ne se détourne pas de leur désir mal aligné ; Il l’utilise pour former leur cœur.

Jésus dit doucement à Jacques et Jean :
« Vous ne savez ce que vous demandez. » (Marc 10:38)

Et n’est-ce pas là l’histoire de nos vies de prière ?

🔥 La Volonté de Dieu Filtre Nos Prières

L’une des vérités les plus réconfortantes est que Dieu Lui-même agit comme le filtre de nos requêtes.
Il refuse de répondre d’une manière qui compromettrait notre bien, contredirait Sa nature ou nuirait à Ses desseins.

Jean écrit :
« Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. » (1 Jean 5:14)

Cela ne signifie pas qu’Il ignore les prières en dehors de Sa volonté—
cela signifie qu’Il n’exaucera pas ce qui nous égarerait, nous tromperait ou contredirait la vérité de ce qu’Il est.

Un Père aimant ne donne pas un serpent lorsque l’enfant demande un poisson—
mais Il ne donne pas non plus un serpent si l’enfant en demande un par erreur (Matthieu 7:9–11).

🌄 L’Esprit Nous Aide à Prier Lorsque Nous Ne Savons Pas Comment

Paul reconnaît ouvertement que nos prières manquent souvent leur cible :
« Nous ne savons pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. » (Romains 8:26)

Ce n’est pas un échec—c’est un fait lié à notre limitation humaine.
Et Dieu y a déjà pourvu :
« Celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit, parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints. » (Romains 8:27)

Même nos prières mal orientées sont portées, corrigées et purifiées avant d’atteindre le trône.
Rien n’échappe à Sa miséricorde.

✨ Pourquoi Ce N’Est Pas une Condamnation mais un Réconfort

Il est vrai : nous demandons souvent des choses qui s’opposent à Sa volonté.
Mais cela ne prouve pas que notre foi est faible ;
cela prouve que notre Père est patient.
Cela prouve que la foi grandit par le dialogue, la correction et la communion.

Dieu ne punit jamais Ses enfants pour avoir mal prié.
Il les enseigne à travers cela, comme Jésus a enseigné les disciples encore et encore.

Il ne méprise pas les prières mal alignées—
Il les utilise pour aligner le cœur.

🌟 En Fin de Compte

Notre parcours de foi est rempli de faux pas dans la prière—
mais Dieu reçoit chacun avec la compassion d’un Père qui connaît notre faiblesse (Psaume 103:13–14).
Nous prions souvent en dehors de Sa volonté,
et pourtant Il plie continuellement nos désirs vers les Siens
jusqu’à ce que notre demande soit façonnée par Son cœur.

Et cela aussi, c’est la grâce.

Comment Jésus Lui-même illustre-t-Il l’ensemble de notre réflexion—depuis la compréhension de la foi comme alignée sur la volonté de Dieu, jusqu’à la lutte contre le désir humain mal aligné, et à l’abandon total au caractère du Père ?

Si nous voulons voir à quoi ressemble la foi—non pas simplement comme une croyance, mais comme confiance, alignement, abandon et obéissance—nous regardons à Jésus. Il n’est pas seulement notre exemple ; Il est l’incarnation de la foi parfaite vécue dans un corps humain.
Tout ce dont nous avons parlé—la nature de la foi, le désalignement du désir, l’abandon à la volonté de Dieu—trouve en Lui son expression la plus pleine.

🌿 Jésus Montre Que la Foi Commence par la Connaissance du Père

Jésus n’a jamais agi indépendamment. Il a enraciné chaque choix, chaque parole, chaque pas dans le caractère du Père.
Il a dit à plusieurs reprises :
« Le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu’il voit faire au Père. » (Jean 5:19)
« car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » (Jean 6:38)

Voilà l’essence de la foi que nous décrivons :
une foi qui n’est pas auto-dirigée, non inventée par soi-même, mais alignée avec la vérité de ce que Dieu est.
Il a fait confiance à la sagesse du Père plus qu’à Son propre élan humain—
une confiance qu’Il nous invite à imiter.

🌑 Jésus Entre Aussi dans la Réalité du Désir Humain

Bien que sans péché, Jésus a assumé une nature pleinement humaine—avec sa capacité à ressentir la détresse, le désir et l’aversion pour la souffrance. L’Écriture ne cache pas cela. Elle le révèle avec tendresse afin que nous voyions que la foi n’est pas l’absence de désir, mais l’ordonnancement du désir sous la volonté du Père.

À Gethsémané, Jésus prie :
« Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! » (Matthieu 26:39)

Ici Il exprime :

  • une réelle crainte humaine
  • un réel désir humain
  • une demande réelle qui, en elle-même, n’était pas alignée avec le plan rédempteur du Père

Cela montre que ressentir un désir mal aligné n’est pas un péché.
Le péché serait de suivre ce désir au lieu du Père.

Et Jésus poursuit :
« toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. »

C’est là le battement de cœur de la vraie foi.

🔥 Jésus S’Abandonne au Caractère du Père, Pas Seulement à Ses Commandements

Ce qui rend l’abandon de Jésus si profond, c’est qu’Il ne cède pas à un décret froid—
Il se confie au caractère du Père.

Pierre le décrit ainsi :
« s’en remettait à celui qui juge justement. » (1 Pierre 2:23)

Jésus a fait confiance au fait que :

  • la volonté du Père est bonne
  • les desseins du Père sont sages
  • le cœur du Père est fidèle
  • l’amour du Père est inébranlable

Même lorsque le chemin ressemblait à l’abandon, à la perte et à la mort.
C’est pourquoi Jésus a pu dire sur la croix :
« Père, je remets mon esprit entre tes mains. » (Luc 23:46)

Il ne s’est pas simplement soumis ;
Il a confié tout Son être à la bonté du Père.

🌄 Jésus Modélise Parfaitement une Foi Qui Traverse les Ténèbres

Le cri « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46)
n’est pas un effondrement de la foi—c’est la voix de la foi dans l’agonie.

En citant le Psaume 22, Jésus ancre Sa souffrance dans la vérité de l’Écriture.
Ce psaume se termine par la victoire, la justification et la louange universelle.
Même au moment le plus sombre, Jésus encadre Son expérience à travers la révélation de la vérité de Dieu.

Voilà la foi :
ne pas nier les ténèbres,
mais refuser de réinterpréter Dieu à travers les ténèbres.

✨ Jésus Nous Enseigne Que la Foi Est Confiance, Même Lorsque la Compréhension Fait Défaut

Dans le désert, lorsqu’Il est tenté d’agir indépendamment de la volonté du Père, Jésus répond à chaque tentation par le même principe :
la parole du Père suffit.
(Matthieu 4:1–11)

Il choisit l’alignement avec le Père plutôt que :

  • le besoin physique
  • l’auto-protection
  • la validation publique
  • la gloire personnelle

Sa foi n’est pas centrée sur Lui-même ; elle est centrée sur le Père.

🌈 Rassembler le Tout

Jésus nous montre :

  • La foi est l’alignement avec la volonté de Dieu, non sa manipulation.
  • La foi est l’honnêteté au sujet du désir, même lorsque le désir doit être abandonné.
  • La foi est la confiance dans le caractère du Père—surtout lorsque le chemin est douloureux.
  • La foi est une obéissance qui découle de la relation, non de la contrainte.
  • La foi est la certitude que la bonté de Dieu définit la réalité plus que les circonstances ne le font.

Jésus n’enseigne pas seulement la foi—
Il vit la foi à laquelle nous sommes appelés à marcher.